dans Drogues

Le jugement de valeur exprime une préférence subjective personnelle. Comme individu, nous avons une foule de jugements de la sorte : l’avortement devrait être interdit, le mariage doit être réservé aux personnes de sexes différents, les femmes ne devraient pas travailler à l’extérieur de la maison, etc. De plus, ces attitudes sociales varient d’une personne à l’autre.

Or, tous ces jugements de valeur ne sont basés sur aucun fait. Tous les arguments qui peuvent être apportés par les gens défendant ces positions peuvent être invalidés par des observations scientifiques : interdire l’avortement augmente le taux de mortalité chez les femmes, les enfants élevés par des familles homoparentales sont parmi les gens les plus heureux de notre société, les enfants de femmes qui travaillent à l’extérieur de la maison, aussi.

Si une personne choisit de mener sa vie en fonction de jugements de valeur, les dommages qu’elle causera seront limités aux gens proches d’elle. Le vrai problème est lorsque nous nous basons sur ces principes pour prendre des décisions globalement, pour déterminer comment nous traitons nos concitoyens et pour voter des lois. Si on le fait, c’est presque toujours au détriment des minorités ou des gens vulnérables.

L’utilisation de drogues fait partie de ces jugements de valeur. « Dites non à la drogue! » « La drogue, c’est mal! » Et si tous ces slogans étaient erronés? Et si on aidait les gens à aller mieux plutôt que de les punir? Et pourquoi la consommation d’alcool, la drogue qui engendre les coûts les plus élevés dans notre société, est-elle acceptée et même parfois encouragée?

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